« Nous [EXCELIUM] sommes dans cette actualité, et ces nouvelles technologies vont continuer de bousculer les métiers de la sécurité tels qu’on les connaît aujourd’hui.

Dans nos différentes Solutions technologiques de Sécurité, nous intégrons toujours des prestations de sécurité humaine, statiques ou mobiles, mais en y associant aussi des téléservices pour en optimiser le coût. C’est donc bien la sécurité privée dans son ensemble qui va être contrainte de s’adapter de façon très marquée dans les 10 prochaines années

 

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Comment voyez-vous le futur pour un peu plus tard ?

Les robots et les drones vont certainement prendre demain une place de plus en plus importante mais le marché est encore peu mature.

 

De manière particulière pour les robots, il nous faut améliorer l’adéquation entre leurs fonctionnalités, leur coût d’exploitation et les différents environnements à surveiller.

 

Pour les drones, une autre réglementation limitante entre en jeu. Pour cela, il va falloir isoler ce qui relève du pilotage et du contrôle des images renvoyées par cette « caméra volante ».

Si ces deux fonctions sont bien isolées, le drone pourra rapidement trouver sa place dans de grands espaces à sécuriser.

 

Toutefois, le marché de la vidéosurveillance reste encore en pleine évolution. La caméra devient à présent « intelligente » avec le développement de la reconnaissance faciale, la détection d’anomalies ou de comportements caractérisés.

 

Existe-t-il des points faibles à ce jour ?

Oui, bien sûr !

Aujourd’hui, il est regrettable que n’importe qui ou presque puisse intervenir sur le réseau informatique de sécurité d’un client sans que ses aptitudes ou son intégrité n’aient été préalablement validées par le CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité).

Il est tellement facile pour une personne mal intentionnée d’ajouter une adresse IP pirate ou de ne pas appliquer les règles de sécurisation des réseaux. C’est pourquoi, il faut imposer plus de responsabilité aux entreprises qui installent les systèmes de vidéosurveillance si l’on veut vraiment protéger les réseaux informatiques des entreprises ou des administrations !

Il serait  important de revisiter nos lois sur la vidéosurveillance qui datent de 1995, ajustées en 2007. Il est temps de se remette au travail avec le Législateur pour permettre d’intégrer ces évolutions technologiques et d’optimiser le fonctionnement avec les services publics de sécurité.

Ces évolutions permettront de cesser de regarder des murs d’images pendant des heures pour profiter de l’intelligence artificielle et de se concentrer uniquement sur les anomalies détectées. Nous devons aussi mieux reconnaître les compétences des intervenants sur alarme – ceux-ci vont de plus en plus intégrer ces nouvelles technologies – en leur donnant plus de droits pour circuler facilement ou stationner en agglomération, tout en leur donnant de plus en plus de moyens pour se protéger en cas d’agression.

 

Le marché sera-t-il prêt pour/à ces évolutions ?

Il le faut ! Et nous l’observons déjà avec la mise en place, au niveau professionnel, du Maintien et Actualisation des Compétences (MAC) qui permet à chaque Agent de sécurité de parfaire et de compléter ses compétences avec l’évolution de leur métier. Il faudra aussi que les donneurs d’ordre reconnaissent ces évolutions professionnelles avec une meilleure valorisation salariale qui permettra de continuer à valoriser notre métier.